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Image de Washington Oliveira 🇧🇷

      CYCLE DE THÉRAPIE DE GROUPE EMDR
              Thème : Femmes victimes de colorisme
 Accompagner les effets psychologiques du colorisme chez les femmes noires 
                                   
                                       
Entre le 28 février et le 28 mars 2026                                                                                                                       Tous les samedis (4 matinées)                                                                       

Les séances thérapeutiques de groupe proposées ici, ne constituent pas une réponse au colorisme dont l'origine est socio-historique. Produit du racisme, il prend son origine dans la colonisation et l'esclavage. C'est un construit social dont la réponse ne peut être que systémique et collective.

Il est donc important de préciser qu'il ne suffit pas d'accompagner les personnes victimes de colorisme pour que cesse cette hiérarchisation des personnes et des groupes de personnes en fonction de la couleur de la peau, de la texture de leurs cheveux ou des traits de leurs visages. Cependant, les expériences discriminatoires, préjudiciables, dévalorisantes ou insultantes qu'elles subissent du fait du colorisme ont des conséquences psychoaffectives, émotionnelles et psycho-corporelles qu'il convient d''accompagner.

POUR QUI? ( quelques exemples)

Vous avez déjà reçu des remarques dévalorisant, moquant ou insultant votre couleur de peau plus foncée, vos cheveux ou vos traits et vous ressentez que cela influence votre rapport à vous-même, votre amour propre.

Vous avez déjà vécu des situations dans lesquelles vous avez été isolées ou traitées différemment du fait de votre couleur de peau plus foncée, la texture de vos cheveux et cela impacte votre confiance, estime personnelle, vos expériences émotionnelles.

C'est difficile d'être la personne la plus foncée de peau de votre groupe d'amie.s ou de votre entourage professionnel/ personnel. Celle qui a les cheveux les plus crépus ou les traits les moins fins.

Vous vous sentez illégitime d'être dans certains espaces ou d'agir du fait de votre couleur de peau plus foncée, de la texture de vos cheveux ou des traits de votre visage...

CONTEXTE

Le terme colorisme a été popularisé en 1983 par l’écrivaine et activiste afro-américaine Alice Walker dans le recueil "A la recherche des jardins de nos mères".  

Le colorisme désigne le traitement discriminatoire réservé au personnes noires au sein même de leur communauté, en fonction de leur couleur de peau plus claire ou plus foncée. Produit du racisme, il prend son origine dans la colonisation et l'esclavage. Le colorisme hiérarchise non seulement les couleurs de peau ( de foncé à clair), mais aussi les textures de cheveux (de crépus à lisse) , les traits du visage (de larges à fins) ... en les associant à une proximité plus ou moins grande avec une beauté dite "européenne" (à tord) et qui constituerait la norme.

Les personnes claires, bénéficiant de traitements de faveur à mesure qu'ils se rapprochent de la couleur dite blanche et les seconds, subissant préjudices et discriminations à mesure que leur couleur de peau s'assombrit. 

Pour situer cette question dans nos contextes, le travail de J. P SAINTON, historien guadeloupéen est à  relever tant il contribue à penser l'impact de la perpétuation en Guadeloupe, malgré des temporalités sociales différentes, d'un système de représentation  sous-tendu par une " organisation socio- raciale". 

En effet, dès la fin du XIXe siècle et au début du XX è siècle, l’ordre « socio-racial » (Sainton, 2012) sera dit officiellement révolu dans la colonie de Guadeloupe, mais en réalité, l’île restera organisée sur une « perception coloriste de la communauté civique » par laquelle « les individus se représentent, se nomment, se reconnaissent, se distinguent et s’agrègent ». 

Il témoigne là, des conséquences de la période esclavagiste sur les rapports entre la couleur et la structuration sociale, qui influence le processus de construction des identités sociales en contexte post- esclavagiste et dont les conséquences sont encore observables dans les problématiques sociales et psychologiques contemporaines antillaises . 

Les personnes issues de l’immigration tels que les indiens, les syriens ou les libanais arrivés dans la deuxième moitié du XIXè siècle viennent nuancer cet ordre social sans le déstructurer.

Cette organisation sociale impacte les personnes discriminées, identifiées au moyen de cet ordre, lui même déterminé par les groupes phénotypes (couleur de peau, aspect des cheveux, forme du nez...) en subissent silencieusement les conséquences psychologiques et les aménagements internes coûteux auxquels ils sont soumis tant émotionnellement que cognitivement. 

OBJECTIF des cycles thérapeutiques

Les séances thérapeutiques de groupe proposées ici, ne constituent pas une réponse au colorisme dont l'origine est socio-historique. Produit du racisme, il prend son origine dans la colonisation et l'esclavage. C'est un construit social dont la réponse ne peut être que systémique et collective. Il est donc important de préciser qu'il ne suffit pas d'accompagner les personnes victimes d  colorisme pour que cesse cette hiérarchisation des personnes et des groupes de personnes en fonction de la couleur de la peau, de la texture de leurs cheveux ou des traits de leurs visages. Cependant, les expériences discriminatoires, préjudiciables, dévalorisantes ou insultantes qu'elles subissent du fait du colorisme ont des conséquences  psychoaffectives, émotionnelles et psycho-corporelles qu'il convient d ' accompagner.

POURQUOI?

En fonction des situations et des personnes, ce peut être pour prévenir  l'accumulation des affects négatifs et limiter l'impact de ces expériences sur l'estime personnelle.  Pour diminuer la symptomatologie ( émotionnelle, cognitive, corporelle) en lien avec ces évènements qu'ils aient été traumatiques ou non. Pour accompagner les conséquences relationnelles, affectives mais également pour redonner plus de pouvoir d'agir à ces personnes au moyen de la  psycho-éducation, via désensibilisation, l'accès à des outils de gestion et de compréhension des symptômes manifestés et des systèmes qui le permettent.

J'ai pu constater que les personnes que je rencontre en cabinet, lorsqu'elles ont été victimes de colorisme, ont rarement conscience du lien entre les souffrances qu'ils expriment et ce contexte préjudiciable auquel elles ont été confrontés du fait de la normalisation et l'internalisation de cet ordre social.​ C'est au cours de la thérapie qu'elle en ont la révélation Je propose donc ces cycles de groupe pour les accompagner dans la diminution de leurs maux avec ceux qui le souhaitent et en ont besoin. 

                      

SOURCES :​

SAINTON, J-P. (2009).Couleur et société en contexte post-esclavagiste : La Guadeloupe à la fin du

XIXe siècle -Contribution à l'anthropologie historique de l'aire afro-caraïbe. Guadeloupe, Pointe-à-

Pitre : Editions Jasor.

SAINTON, J-P. (2012). La décolonisation improbable. Pointe-à-Pitre, Guadeloupe: Editions Jasor.

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